ZOMBIES -By Night

Zombies
AccueilAccueil  ­FAQFAQ  ­RechercherRechercher  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­MembresMembres  ­GroupesGroupes  ­ConnexionConnexion  
Partager | 
 

 La magie du vaudou

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
CRAOUD
Admin


Nombre de messages: 81
Date d'inscription: 11/06/2007

MessageSujet: La magie du vaudou   Ven 15 Juin - 10:55

    “Nous sommes éduqués à croire et non à savoir. La croyance peut-être manipulée.
    Seul le savoir est dangereux.”


Le vaudou est une religion qui tire ses racines d'Afrique, plus précisément du polythéisme Fon et Yorouba pratiqué dans le golfe du Bénin, à cela s'ajoutent des cultes dahoméens. Les nombreux esclaves d'Haïti, s'accomodèrent par obligation du mélange de ces divers rites, moitié religieux , moitié magique.



Le nom de vaudou, symboliquement, représente un être surnaturel et tout puissant, l'imagerie en est un serpent non venimeux, à qui l'on attribue le don de prédire l'avenir. Les croyances vaudou se basent sur une généalogie des Dieux, leurs relations mutuelles, leurs fonctions, leurs classifications, à cela s'ajoutent des rites dont usent les prêtres appelés houngan et bokô, rites destinés à honorer les loas, qui représentent des divinités, des génies et des esprits ancestraux que le vaudouisant vénère au cours de la cérémonie. Les loas dont les manifestations peuvent aller jusqu'à la possession se manifestent à différentes occasions, qui vont du choc émotionnel, des bombances, des noces, d'un deuil, des danses et des cérémonies présidées par un houngan.

Il existe un nombre important de loas, notamment Ogou, Erzulie, Dambala, Tit-Jean, Marinette...Souvent, les plus redoutables d'entre eux sont les plus sollicités, ainsi Balé-Rouzé qui rétablit l'ordre avec une grande violence, et le plus connu, Baron-Samedi, génie de la mort et des cimetières. C'est d'ailleurs, dans ceux-ci qu'il est célébré le jour des morts par de femmes habillées de noir et de pourpre. Baron-Samedi s'empare du corps de ses fidèles, qui sont alors pris de frénésie, c'est alors que de leurs bouches sortent des chants obscènes, et ils gesticulent tout en dansant d'une façon lascive, le tout accompagnés de violents déhanchements. C'est également à lui qu'il faut s'adresser pour “fabriquer” un zombie en lui sacrifiant un bouc noir. Pour les catholiques Baron-Samedi serait Satan.



Le vaudou étant une religion évolutive, les rites s'adaptent et évoluent suivant les époques, ainsi, à certaines occasions, ce culte admettait le cannibalisme. Voici un témoignage à titre d'exemple, en 1869, un prêtre français se mêla aux cérémonies dans la forêt, il acquit la certitude que le sacrifice dit du “chevreau sans corne” était une immolation humaine : “La foule s'ouvrit et laissa voir un enfant assis, les pieds liés, la victime fut enlevée par une corde passée dans une poulie, et un sacrificateur s'approcha d'elle un couteau à la main....Le lendemain, on retrouvait le crâne de l'enfant parmi les débris de la fête”.



Les pratiques vaudou présentent des aspects multiples, allant d'ordonnances religieuses plus simples, au domaine magico-sacré, jusqu'à la magie noire, en effet, on peut également recourir au loas de façon maléfique. Voici des exemples d'ordonnances faites par le clergé, il s'agit d'oraisons, prières catholico vaudou enfermées dans un sachet en cuir, pendues au cou du fidèle, la pratique la plus courante est de les avaler avec une gorgée de liquide : “J'ai mangé trois passeports, celui du loa Guédé, la prière Saint-Nicolas et celle de Saint-Bartol”. (Déan) Les amulettes sont aussi fort prisées, elles consistent en colliers confectionnés avec de fausses perles colorées, de sachets remplis de divers éléments, en résumé, d'objets, de cordons que l'on porte au cou, sur les reins, aux bras et aux jambes : “Le bokô a pris des clous et les a attachés en forme de croix que je porte en talisman avec une chemise rouge et noire”. (Accélent) Les bokôs confectionnent une substance liquide qui a des propriétés magiques dont ils remplissent des flacons et qui ont chacune leur usage propre. Divers ingrédients entrent dans ces préparations, encens, souffre, corne de cerf, lavande rouge, poudre d'yeux d'écrevisses....cela pour les produits non toxiques, parallèlement, il arrive fréquemment que l'on utilise des produits plus dangereux et malpropres, comme le cyanure de fer, l'assa-foetida, surnommé “excrément du diable”, la sulfite de potasse, l'eau de répugnance, l'ammoniaque et la mort-aux-rats.



En magie noire contre les gêneurs, on emploie de fortes doses de calomel, du vitriol et de l'arsenic. Le contenu de ses bouteilles est destiné à des frictions sur tout ou partie du corps, ainsi Uranie explique : “Le houngan a équipé une bouteille pour que la goule ne boive pas mon enfant, il a mis de l'indigo, de l'ammoniaque, du jus de répugnance, de la mort-aux-rats diluée, du jus de manioc amer, du fiel de boeuf et de la graine d'acajou rapée”.

Il est évident que pour nous européens, les rites vaudou de magie noire restent ceux qui ont le plus marqués l'imagination, ils ont servis à alimenter les scénarios de cinéma et sont à la base d'une importante littérature.



Cette catégorie se nourrit de maléfices, de rituels de sang, de sacrifices d' animaux, mais, cela peut aller jusqu' au sacrifice humain, voici un témoignage receuilli par Jean Kerboul qui nous narre un exemple arrivé au sein de la société secrète “Les Diables” réputés mangeurs de chair humaine : “Philistin voit ses affaires aller à vau-l'eau, en dépit de tous ses efforts. Il rencontre Ovilma, lui parle de ses problèmes, celui-ci, lui promet de l'aide s'il est prêt à de gros sacrifices et garde le silence. Ils voyagèrent une journée entière à cheval afin de se rendre dans un lieu ”hanté”, à la nuit les deux compères arrivent. Une bande d'hommes est rassemblée dans une maison sise au milieu de la forêt. Tout le monde passe à table, le novice auprès de son parrain, en face d'un homme qui paraissait le chef de la réunion. Son camarade avait dit à Philistin de l'imiter en tout, et voici que quatre hommes arrivent avec un lourd plateau qu'ils déposent sur la table. C'était le corps d'un homme avec sa tête, qu'un Landru avait cuit au four, juste grillé comme un poisson. Ovilma donne sa part à Philistin. Celui-ci saisi d'horreur, ne parvenait pas à manger la moindre bouchées. Le chef se lève alors et le conduit dans une pièce voisine, sans doute pour le réconforter. On lui tend un verre de vin : il va le boire, mais c'était du sang frais de la victime et il ne peut, cette fois encore vaincre sa répugnance. C'en était trop, on ferme la porte de communication : il était prisonnier de la société et son tour allait arriver”.

La notion de rachat et de vente de personnes est aussi très pratiquée, en effet, il arrive fréquemment que l'on vende quelqu'un, cela correspond le plus souvent à un procédé criminel, après s'être procuré un objet appartenant à cette personne, on l'apporte au bokô à qui l'on donne généralement un prix de vente élévé, l'arrêt de mort est signé, le magicien se charge du reste : “Quelqu'un m'avait mise à bout, le bokô m'a dit : “apporte-moi une poule ainsi qu'un pantalon bleu du type”. Il m'a donné un morceau de poule avec de la banane-plantain. Je ne sais au juste comment, mais le type en question est mort”. On peut se vendre au Baron au cours d'une cérémonie afin d'attirer ses grâces, Anucie raconte : “Toute la famille s'est retrouvée au cimetière, le magicien a passé une poule sur l'assistance, a pris les ongles de la bête, a grillé un poisson, il a pris une touffe de cheveux au ras de la tête de chacun, des rognures d'ongles, puis il a fait coucher tout le monde, a mis les noms sur un cahier, tous étaient rachetés au Baron.



Une autre croyance, certifiée par des prêtres haïtiens, est la transformation de certains fidèles en loup-garou, créature mi-vampire, cannibale à certaines occasions, dans la plupart des cas ces monstres seraient des vampires femelles qui agiraient la nuit, elles attaqueraient surtout les bébés qu'elles videraient de leur sang, il existe un nombre important de légendes qui attestent la véracité de ses métamorphoses, voici l'exemple que raconte un haïtien cultivé :”Edner Mondésir, flânait le soir dans les ruelles mal éclairées d'un village, quand un petit cochon vint se mettre sur son passage. Il lui décocha un coup de pied. Ce n'était pas, hélas un cochon ordinaire, et, comme fasciné, le jeune homme dut suivre la bête qui l'entraîna hors des limites de l'agglomération. Désespéré, il se rappela fort heureusement une oraison que son arrière-grand-père lui avait apprise et qu'il se mit en devoir de réciter aussitôt. L'effet fut immédiat et le prétendu cochon, un baka, prit forme humaine. L'homme lui dit : Mon cher, je ne vous ferai pas de mal, je vous demande juste de me donner une paire de gifles.



Edner, déjà réconforté par l'efficacité de son oraison, obéit. L'homme reprit sa forme animale et s'enfuit dans les fourrés, tandit qu'Edner s'empressait de regagner son domicile. En se réveillant le lendemain, notre héros se sentit tout fiévreux et mal à l'aise. Un jeune homme qu'il connaissait fort bien vint lui rendre visite dans la matinée : C'est bien moi qui vous ai mis à l'épreuve hier soir. Avalez cette pastille et votre fièvre va tomber. Je vous demande seulement de ne pas révéler mon nom”. Un autre aspect marquant du vaudou est certainement la “fabrication du zombie”, alors qu'il y a encore quelques décennies, celui-ci était un mort-vivant, le voile a été en partie levé grâce à un brillant ethno-botaniste Wade Davis qui a fait une étude sur le vaudou et sur le poison à zombie, en fait, le zombie serait un humain qu'un houngan aurait drogué à l'aide d' une poudre qui annihilerait toutes ses réactions, cette poudre pourrait aussi être soufflée sur le visage. Cette mixture très compliquée contiendrait des ossements humains, des lézards, des crapauds séchés, un Bufo marinus, un ver polychètes, des plantes y seraient rajoutées, une sorte d'albizzia, un poisson globe qui contient de la tetrodotoxine, celle-ci provoque une paralysie qui entraîne une immobilité totale durant laquelle la frontière entre la vie et la mort devient incertaine : on fait griller les animaux, on place le tout dans un mortier pour réduire ce mélange en poudre et on le tamise. Cette drogue a pour effet d'abaisser le métabolisme humain, ce qui leur donne l'apparence de la mort.



Il y a encore quelques années, lorsque l'on constatait la mort, l'inhumation était trés rapide, souvent l'enterrement avait lieu le jour du décès, il était alors très simple pour le houngan de venir la nuit déterrer et réanimer la victime. Le but d'une telle pratique étant de faciliter l'enlèvement d'une personne , soit dans le but de la réduire à l'esclavage, soit dans le but de lui voler ses biens.

De nos jours, le vaudou est resté très populaire à Haïti, à ces rites de croyance profonde, s'ajouttent un “vaudou touristique”, où de nombreux étrangers paient des sommes assez importantes pour assister à des cérémonies qui tiennent plus du spectacle que de la foi, mais peut-on blâmer la population très pauvre d'essayer de tirer parti d'une coutume qui finalement laisse aux touristes en mal de sensations fortes des souvenirs colorés.


Dernière édition par le Ven 15 Juin - 13:17, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://world2.monstersgame.fr/?ac=vid&vid=43014494
CRAOUD
Admin


Nombre de messages: 81
Date d'inscription: 11/06/2007

MessageSujet: Re: La magie du vaudou   Ven 15 Juin - 13:12

VAUDOU


Les vaudous ont un dieu unique au sommet de leur échelle appelé le grand maître. Ils n'ont pas la notion de péché originel que l'on peut retrouver dans d'autres cultes. L'homme ne serait donc pas sur terre pour payer une faute. Le vaudou va au-delà et place les hommes au sein d'un temple qui serait le centre d'une famille définie autrement que par les liens du sang. A partir de cette conception ils ont crées leurs règles de vie en communauté. Pour les eux, les humains ne sont pas au centre de l'univers, c'est qu'un maillon de la création. Sur cette échelle ils situent en dessous de lui animaux, végétaux et minéraux et au dessus trouve le monde des esprits.

Les Loas :
Ils ont une origine africaine et les vaudous ont gardé le classement d'origine. Les 3 familles de loas, qui sont attachées chacune à un rituel propre, sont les congos/ limbos, les petros et les radas qui sont les plus aimables et les plus bienveillants. Les congos occasionnent des bienfaits immenses mais contre un prix souvent lourd. Les petros sont peu sociables et agressifs, ils peuvent apporter la richesse, la gloire, mais exigent un prix exorbitant.

Les loas comptent également une 4e famille, c'est un culte secret : les zandors. Selon la tradition, ce culte est la preuve d'un niveau supérieur de connaissance. Les initiés paient très cher les pouvoirs occasionnés par les zandors, cela comprennent entre autre la lycanthropie ( loup -garou) ou le pouvoir de voler. Les loas forment une société parallèle à la nôtre, avec ses propres lois. Ils sont en général neutres envers nous mais peuvent faire le bien ou le mal.

Les vaudous pensent que chaque humain est associé à sa naissance à un loa "racine". (comme un ange gardien mais ce loa est un allié et pas un protecteur.) Les loas se transmettent par le sang. Les vaudous honorent donc leurs loas , et ceux de leurs ancêtres.

Les guédés :
Nom donné par les vaudous à la représentation des morts. Ils leur vouent un culte particulier. Ils ont leur propres panthéons, et sont qualifiés de dieux de la mort, des cimetières, de fantômes ou d'esprits.

Les loas évitent les guédés, bien plus imprévisibles et souvent dangereux. Ils n'ont pas la réputation que l'on trouve dans les cultes occidentaux. Les guédés sont grivois, portés sur la chose, et aiment fumer et boire. Ils donnent une représentation de la mort qui tourne à la dérision.

La mort chez les vaudous
Les vaudous pensent que tout individu possède 2 âmes : le petit ange qui voyage dans notre sommeil et le grand ange qui ne nous quitte qu'à la mort. Ce dernier est très développé chez l'initié vaudou, au point qu'une cérémonie, le bloroum, est utile pour l'aider à se dissoudre dans l'univers. C'est une forme d'exorcisme destinée à libérer le mort de ses loas, et ainsi détruire les attaches avec le monde vivants. Il ne peuvent pas enterrer quelqu'un sans cette cérémonie.

L'image attachée au vaudou est celle d'une magie noire maléfique et aussi d'une magie blanche bénéfique. Ca n'est pas si simple. Les deux pratiques existent dans le vaudou mais sans réelle séparation. Les vaudous s'attachent au but à atteindre et pas à la forme employée. S'il est un classement à faire dans le vaudou, il réside dans la différence entre houngans, mambos et bokors.

Les houngans sont des magiciens qui pratiquent blanche et noire dans un but positif. Les mambos font la même chose mais pour des raisons plus sombres.

Alors que le houngan croit que la magie noire requiert un pacte passé avec des esprits infernaux, qui le détruiront un jour, le bokor s'y adonne sans modérations ni scrupules.

Le vaudou "blanc" la magie vaudoue repose sur 2 supports : l'un est matériel, l'autre, magique, se nomme le wanga. Le wanga peut être défini comme l'effet obtenu grâce à l'intervention d'un esprit (loa ou guédé) en échange d'offrandes ou de services.

Les wangas sont des sortilèges mettant à contribution un loa, accordant une fonction particulière à un objet, et dont les aplications sont des plus variées . on peut en définir trois sortes :

Ceux qui visent une personne, avec effet positif

Ceux qui visent à se défendre contre les éléments ou à les influencer ( récoltes, etc.). Extrêmement dangereux car les loas des éléments sont des plus puissants.

Ceux qui doivent défendre quelqu'un d'un envoûtement ou de la colère d'un loa. On appelle ce wanga un Gad

Le vaudou "noir" est utilisé par les bokors. Ces derniers sont accompagnés par des initiés malfaisants, les zobops. ( A Haiti, on les appelle les sectes rouges) C'est cet aspect (évidemment) du vaudou qui est le plus reflété dans l'imagerie populaire : cannibalisme, sacrifices humains, infanticide, etc. Ce sont également les bokors qui pratiquent la zombification et la malédiction par poupée de cire.


Dernière édition par le Ven 15 Juin - 13:16, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://world2.monstersgame.fr/?ac=vid&vid=43014494
CRAOUD
Admin


Nombre de messages: 81
Date d'inscription: 11/06/2007

MessageSujet: Re: La magie du vaudou   Ven 15 Juin - 13:13

Les cérémonies Vaudou

Le hounfor est le lieu ou se pratiquent généralement les cérémonies vaudou. Il est divisé en 2 parties :

- Le péristyle, hangar carré ou rectangle, au sol en terre battue. Au centre, on trouve le poteau mitan, un pilier décoré qui est censé aller "de la terre au ciel". Et qui sert d'antenne de communication entre esprits et initiés Une partie du péristyle est réservée aux hountoguis, (maîtres des tambours). A coté d'eux, le chœur, dirigé par l'hongenikon (le chef du chœur d'un temple) . En face des musiciens et chanteurs, on trouve les porte drapeaux, qui sont dirigés par le laplace. Ce dernier porte une épée, et leur rôle est de maintenir la discipline dans le temple. Autour des vévés dessinés au centre se tiennent Les hounssi et le houngan ou le mambo. Seul ce groupe du centre est à même d'être " possédé" par les loas. Dans un second cercle se tiennent les profanes et les houngnôs. (et tout au fond, les touristes).

- La cave des mystères : c'est une pièce à l'écart, réservée aux prêtres et à certains hounssi. Il s'agit du sanctuaire d'un ou de plusieurs loas. Il arrive qu'un houngan ait plusieurs caves, destinées à plusieurs loas. On y trouve le Pé, destiné à recevoir les offrandes, les pot'têts ,les govis et les accessoires des prêtres. L'endroit est interdit, tabou, et selon les vaudous il n'est pas conseillé d'y entrer sans autorisation ….

- Le Guévo : c'est une pièce réservée à l'initiation, que l'on ne trouve que dans les grands temples.

Le baptême vaudou: Les non-initiés y sont admis. C'est généralement le premier contact avec le vaudou. La mambo présente l'enfant nu. La famille dépose des offrandes. Les hounssis disposent des bougies et les açons de la prêtresse puis cachent le mambo, le parrain l'enfant et les officiants par un drap blanc. L'enfant est lavé avec de l'eau sacrée et frotté avec des feuillages fraîchement coupés. Il est habillé ensuite d'une robe blanche et ceint d'un foulard comme en portent les hounssis. Il est présenté aux tambours et au reste de l'assistance. Posé à terre, il distribue des fruits et des gâteaux pendant que le chœur et les tambours guident la danse des hounssis.

La cérémonie guédé : Le mambo présente la croix des guédés (normalement rangée dans la cave mystère). Il a un foulard violet qui lui masque le visage. A la croix sont attachés des colliers et draperies de deuil. Le mambo fait le tour de la salle et présente la croix aux vévés dessinés sur le sol. Les hounssis, visages couverts par des foulards mauves ou violets, dansent autour du vévé avant d'être "chevauchés" par les loas. E, état de transe, ils piétinent le vévé maintenant inutile.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://world2.monstersgame.fr/?ac=vid&vid=43014494
CRAOUD
Admin


Nombre de messages: 81
Date d'inscription: 11/06/2007

MessageSujet: Re: La magie du vaudou   Ven 15 Juin - 13:14

PRATIQUES DES BOKORS

La zombification : Si vous vous souvenez du bloroum…… et bien un zombie est un mort qui n'a pas reçu cette cérémonie. Le bokor n'a eu qu'à capturer son âme et en faire un esclave. La première étape consiste à jeter un sort à la victime, qui en meurt. Il lui fait auparavant ingérer une mixture, dont la composition n'est qu'en partie connue. ( tétrodotoxine qui est un sédatif, vésicule biliaire, poudre à canon, plantes, restes d'animaux putréfiés.) L'effet de la potion est de ralentir les fonctions vitales au minimum, ce qui donne tous les symptômes de la mort clinique. La victime est consciente, bien que le manque d' oxygénation du cerveau ne lui déforme la réalité. Le bokor laisse "mijoter" sa victime deux à trois jours, puis la déterre et lui administre un contrepoison. Le zombie est prêt : il est décrit comme " fort, obéissant, infatigable et stupide." Le seul antidote connu à la zombification est un sel utilisé par les mambos qui, jeté sur la victime, la "réveille".

L'envoûtement : Le but de cette pratique est de torturer quelqu'un à distance. Le bokor incorpore une partie organique de la victime (cheveu, ongle, etc.) à une cire spéciale, et fabrique une statuette ressemblant au modèle .Le bokor invoque ensuite un guédé. Vous connaissez la suite…. Antidote connu:

la mort du bokor ne suffit pas pour s'affranchir d'un envoûtement. La statue peut en effet être utilisée par n'importe qui. Le seul antidote connu et "d'arroser la statuette de rhum blanc, d'y mettre le feu, et de dissoudre la cire chaude dans un cours d'eau vive".

Les familiers du bokor : Ils sont appelés les bakas. Ce sont des ersatz d'animaux. Les descriptions que j'ai parlent d'une chimère combinant le poussin au crapaud. Ils servent d'espions ou d'assassins aux bokors. Ils sont "grotesques, mobiles et refusent l'affrontement direct. " Les bakas sont muets.

Les termes vaudous mélangent allégrement le français, l'anglais et plusieurs racines africaines, et le cajun. J'ai mis des S au pluriel pour franciser un peu tout ca.

Les loas :

- Agoué : Loa des océans

- Erzulie : Loa de l'amour

- Grand bois : Loa des forêts

- Hogou : Loa de la guerre

- Legba ou " papa legba" : Loa gardien des portes de l'invisible. toujours invoqué en premier dans une cérémonie.

- Shango : Loa des éclairs et du tonnerre

- Sirène : Loa des eaux

- Zacca ou "cousin Zacca" : Loa paysan, favorise récoltes et élevage.

Les Guédés :

- Baron Samedi : Père des guédés

- Baron Cimetière : Baron Samedi lui confie les morts

- Baron Lacroix : Il va chercher les morts chez eux et les accompagne au cimetière

- Grande Brigitte : femme de Baron Samedi et mère des guédés. Maîtresse de tout cimetière ou la première personne enterrée est une femme.

- Guédé-Nibo : Responsable des morts violentes à caractère sexuel.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://world2.monstersgame.fr/?ac=vid&vid=43014494
CRAOUD
Admin


Nombre de messages: 81
Date d'inscription: 11/06/2007

MessageSujet: Re: La magie du vaudou   Ven 15 Juin - 13:14

Glossaire :

- Açon : Symbole de la prêtrise vaudou. Composé d'une calebasse fermée, recouverte d'une résille de perles de couleurs et de vertèbres de serpents, et accompagné d'une clochette.

- Cave mystère ou Bagui : maison des mystères

- Chevaucher : quand une personne est possédée par un loa, on dit qu'il la chevauche

- Choual : personne possédée par un loa

- Dansé lan têt : un esprit "danse la tête" du chevauché

- Guévô ou Djévô : Cellule ou on enferme les néophytes pendant leur initiation

- Govi : cruche sacrée

- Hongenikon : chef du chœur d'un temple

- Honfour : temple vaudou

- Hounssi : Serviteur d'un temple

- Hountogui : Maître des tambours

- Laplace : initié chargé de la sécurité d'un temple

- Mangé loa : sacrifice aux esprits

- Pé : autel vaudou. Pierre ancienne à la forme particulière

- Péristyle : partie du temple ou se déroule les cérémonies publiques

- Pot'têt : calebasse censée contenir la force psychique, l'âme de l'initié. Se trouve dans le bangui

- Vévé: dessein tracé à même le sol, à base de farine de maïs, représentant le symbole de l'esprit que l'on veut invoquer.



HIERARCHIE INFERNALE DU VAUDOU

EXU: L'esprit du mal, surnommé le roi EXU, n'est jamais invoqué car c'est un esrpit trop puissant et les différents résultats demandés seraient trop graves. Beaucoups de gens sont mort juste pour l'avoir invoqué....

EXU MORAABO: Il s'agit du lieutenant du roi EXU et il intervient très souvent dans les pratiques de magie noire. Quand on l'invoque on le reconnais fréquemment a la forte odeur de siuffre qu'il dégage et ceci dit dis dés qu'il prend possession du médium, il parle français. C'est un Esprit dont il est très dure de s'en débarrassé et parmis ses pouvoirs il peut guérir ou rendre malade....

EXU MANGUERIA: c'est le second lieutenant du roi EXU, il peut guérir ou tué a volonté, il est mémé parfois incontrôlable

EXU DU CHEMIN FERME: Comme il est dit cet exu ferme les chemin, si vous l'appelez parce que par exemple vous avez un ennemi dont vous voulez vous débarrasser et bien il fera a ce que tout ira mal pour lui.

EXU DE MINUIT: C'est un exu a très grande puissance qui doit normalement être invoqué vers minuit, il est très dangereux

EXU TETE DE MORT: C'est un exu très particulier car en effet il doit être invoqué dans un cimetière, il doit avoir un offrande avant le début du rituel sinon vous risqueriez fort de ne pas être protégé

EXU DES CENDRES CHAUDES: Il sert a attirer la malédiction sur un ennemis.

EXU DES FOURCHES: Ce démon très puissant sert exactement a semer la zizanie chez les couples. Il doit être invoqué lui aussi dans un cimetière et son nom doit être inscrit à l'endos d'une pierre tombale a la craie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://world2.monstersgame.fr/?ac=vid&vid=43014494
CRAOUD
Admin


Nombre de messages: 81
Date d'inscription: 11/06/2007

MessageSujet: Re: La magie du vaudou   Ven 15 Juin - 13:15

FABRIQUER VOTRE PROPRE POUPÉE VAUDOU

Les poupées Vaudous sont connues de tous, mais la façon de les fabriquer le sont moins. Voici donc comment fabriquer votre propre poupée et comment vous en servir.

Accessoires :
Deux petits morceaux de bois (un d'environ 15 cm, l'autre de 25 cm)
Un morceau de tissus vert, ou une robe de poupée (pour en faire un vêtement)
De la paille ou de la mousse de lichen pour bourrer le corps
une petite boule pour former la tête que vous recouvrirez d'un tissu blanc
Une chandelle noire
De l'Encens de pin ou de cèdre
Du fil et une aiguille
Des épingles ordinaires , Une partie ou sécretion corporelle de le personne à envouter
Un morceau de papier sur lequel vous aurez inscrit le nom de la personne en question

Instructions :
Placez le plus petit morceau de bois dans les manches de la robe afin de former les bras, placez le plus grand bâton le long du corps de la robe en laissant dépasser environ 5 cm pour faire la tête. Bourrez le corps de la robe avec la paille et fixer solidement votre boule sur le haut du bâton, pour former la tête. Fermez soigneusement le bas de la robe pour que la paille reste bien en place. Dessinez ensuite le visage. Allumez votre encens et votre chandelle, et passez la poupée trois fois au-dessus fumée de l'encens. Placez ensuite le morceau de papier sur lequel est inscrit le nom de la personne visée ainsi et faites le brûler en disant :

Je transfère ton essence dans le corps de cette poupée
Par le pouvoir de la similarité tu ne fais qu'un avec elle.
Ton nom est maintenant connu des démons
Je t'ai en mon pouvoir pour aussi longtemps que je le veux.

Prenez maintenant la poupée dans vos mains et dites-lui ce que vous avez contre cet individu, puis prenez une épingle et plantez-là trois fois dans la poupée en disant :

C'est maintenant ton tour de souffrir
Car j'en ai décidé ainsi.

Plantez autant dépingles que vous le désirez et placez la poupée sur votre autel ou votre table à rituels jusqu'à la fin de la nuit. Avant le lever du soleil, le lendemain, allez placer la poupée à la porte de la maison de la personne en question. Dans les trois jours qui suivent, votre malédiction s'accomplira et la personne ressentira des douleurs aux endroits que vous avez désigneé avec des épingles.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://world2.monstersgame.fr/?ac=vid&vid=43014494
 

La magie du vaudou

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ZOMBIES -By Night :: Discutions générales :: NécroVooDoo-